retour de Lecce

Publié le par jean-max mejean

Aujourd'hui, curieusement la mélancolie n'est pas au rendez-vous. Je suis pourtant rentré à Paris après une semaine au festival de cinéma de Lecce dans les Pouilles, vous savez le talon de la botte. C'est sans doute parce qu'il fait plus beau à Paris que là-bas étonnamment, c'est le monde à l'envers. Il pleuvait, vent, etc. la fête fut un peu gâchée car les soirées qui étaient prévues sur des terrasses magnifiques éclairées aux bougies et aux chandelles se sont repliées dans des salles. Qu'importe car quand on est juré de cinéma, on est plus souvent assis dans des salles obscures. Mais on ne meurt ni de faim ni de soif non plus. La ville de Lecce est très accueillante, pleine d'églises, cent dit-on mais je ne les ai pas comptées. Devant l'une d'entre elles, en cette semaine des Rameaux, on peut lire ces mots qui m'ont plongé dans une méditation sans fin. Ils ont des yeux et ils ne voient pas. 

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L'ambiance du festival était fellinienne et lorsqu'il Maestro est convoqué dans ma mémoire, je sais que la mélancolie n'est jamais loin. De fêtes en fêtes, de films en films, c'est toute une ronde qui se crée et se dessinent les méandres des souvenirs qui jamais ne ressemblent à la réalité qu'on vit au jour le jour. Mon jury Fipresci a décerné son prix à un film albanais, Amnesty, de Bujar Alimani avec la belle Luli Bitri avec qui j'ai eu le plaisir de partager une coupe de champagne, j'attends qu'elle m'envoie la photo. Il n'y avait que du beau monde : Toni Servillo, un acteur modeste et humble, ce qui est rare et à souligner, mais aussi le grand critique de cinéma italien Morando Morandini, Scamarcio le jeune bel Italien qui monte qui monte, un comtesse, des paparazzi, et j'en oublie. Fellinien vous dis-je. Je n'ai pas oublié notre sortie en mer à Gallipoli. Un village île merveilleux que je vous recommande. J'irai y passer l'été prochain. Et la ville de Lecce, qu'on appelle la baroque, porte bien son nom. Notre belle guide n'avait pas un drôle de nom, mais elle ressemblait comme deux gouttes à Chiara M. Il paraît qu'autrefois les femmes de Lecce plaçaient un pot de géranium sur leur fenêtre lorsque le mari était parti et que la voie était libre pour l'amant... Une belle ville en effet, dommage que la pluie ne l'ait un peu défigurée pendant mon court, trop court séjour, mais je reviendrai. Sortez les géraniums !P4140041.JPG

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